Luttons pour un monde meilleur ( XII ) : Contre la religion

Luttons pour un monde meilleur ( XII ) : Contre la religion
Dieu est mort .

Dans la vieille église, le prêtre prie le ciel,
Il implore Jésus, et tous les saints martyrs ,
Récite le Rosaire et n'ose plus sourire ;
Les bougies vacillent dans le noir éternel .

Le rabbin d'Israël, et l'imam de Médine
Cessent leurs prières vainement prononcées
Pour un être défunt, pour un Dieu décédé ;
Ils ont ouvert les yeux sur la foi assassine .

Vers où s'est enfuit Dieu ? Où s'est-il réfugié ?
L'univers est vaste d'une étoile à une autre,
Loin de ses chers enfants, Loin de ses chers apôtres :
Ô Archange , écoute les pleurs des aliénés !

Le monde devient fou, ils ont perdu leurs guides ;
Non ! Il leur fait payer leur péchés criminels,
Il n'absout plus les morts aux erreurs immortelles,
Il ne pardonne plus aux assassins timides .

Regardez la Terre ! Regardez notre abri !
Voyez ces enfants noirs , amaigris et malade,
Ces petites filles à l'enfance si froide
Qui se vendent sans bruits pour une pincée de riz .

Voyez ces visages, ces corps inanimés ,
Victimes de la haine et de l'intolérance ;
Toutes ces vies gâchées par tant de turbulences
Par tant de maladies mortelles et rusées .

Voyez ces vies perdues à l'ombre du berceau ,
Déjà dans le déclin pour une religion,
Pour leur couleur de peau, détournant des avions
Pour dire qu'ils existent dans un horrible écho .

Voyez ces malheureux que l'on piétine en route,
Ecrasés par des chars, sacrifiés pour leurs terres ;
Qui tomberont sans gloire et mordront la poussière,
Ignorant les raisons d'une mort qu'ils redoutent .

Voyez ces otages qui soupirent de peur,
Suspendus aux lèvres d'un homme cagoulé ,
Qui côtoient un fusil tant de fois meurtrier
Et attendent leur tout pour mourir sans douleurs.

Quand vous aurez tout, attendrez vous toujours
Un miracle de Dieu ? Qu'il exauce vos v½ux ?
Le monde est empêtré dans tant de vilains n½uds :
Il n'y a plus d'espoir , plus d'issue de secours.

Il est temps d'éteindre tous ces vieux chandeliers,
De taire le clocher, de verrouiller les portes ,
Et de faire ses adieux a la Foi déjà morte,
Car Dieu ne peut plus rien pour ce monde mort-né .

Les Saints s'en sont allés, Marie a disparu ,
Même Satan est là, pleurant sur les tombeaux
De son faste d'antan , de son ancien étau ,
Car les princes du Mal sont les hommes déchus .

# Posté le vendredi 13 juin 2008 19:08

Luttons pour un monde meilleur ( XI ) : Contre la politique sarkozienne .

Luttons pour un monde meilleur ( XI ) : Contre la politique sarkozienne .
Lettre à Mademoiselle Marianne .


Toi qui est terre d'espoir et de liberté ,
Toi qui a vu tant de générations rêver,
Toi qui a combattu pour un monde meilleur ,
Toi qui a fait germer le bourgeon du bonheur ,

Pourquoi es tu devenue si intolérante ?
Pourquoi as-tu capturé nos pensées errantes ?
Tu as étouffé la Cosmopolitanie.
Sais-tu combien d'enfants sacrifient leurs bougies
Pour atteindre tes rivages , plein d'espérances ?
Et tu les rejettes , reniant leur enfance .
Marianne , nous avons trébuché sur tes lois
Contourné nos devoirs, pour conserver nos droits .
Ne vois-tu pas que la République est folle ?
Elle nous enchaîne pour ne pas qu'on s'envole .

Tout est mort ! Disparu ! Aboli et déchu !
Les reminescences passées n'existent plus .

Marianne je t'en prie , écoute-moi ,
Ecoute ma voix attristée !
Tes enfants blèmes sont si froids :
Offre leur l'hospitalité !

Marianne, écoute les vents glaciales
Qui soufflent sur nos coeurs meurtris .
Les morts quittent leur repos sépulcrale
Blessés par tant d'idolatrie .

Dans les pans de ta robe sont dissimulés
Intolérances, injustices et racisme .
Tes clochent sonnent le glas du xénophobisme
Et les lumières de ton passé sont glacées .
Tes couronnes glorieuses se sont brisées ;
Comme toujours, les idéaux se sont cachés ,
Défunts, ils ne sont que vestiges obscurs ;
L'égalité et la fraternité ont fui.
Ils ont cédé sous le pouvoir de Sarkozy
Tes soldats , Marianne , privés de leur armure ;
Ils laissent tes terres lentement décliner,
Ils baissent les bras et se sentent délaissés ,
Acculés au fond d'eux , par trop de répressions ,
Acculés par trop de combats perdus d'avance,
De décrets illégaux , condamnés à l'errance .

Ecoute Marianne, tes enfants souffrent ,
De te voir marcher sur le bord du gouffre .
Marianne ne m'en veux pas mais entends ,
Les ruisseaux qui coulent sont plein de sang .

Marianne, je t'en prie , je pleure :
Pourquoi sont-ils tous renvoyés ?
Leur peau n'est qu'un peu plus bronzée !
Pourquoi tant de pleurs et d'horreurs ?

J'ai peur : je vois l'horizon s'assombrir,
Des milliers de coups de feu et de morts.
Du combat , la liberté se retire
Car il faut accepter son triste sort .

Nos efforts seront vains, la folie est la reine
D'un état en déclin aux faiblesses sereines .
Les rues s'embraseront de français en colère
Gavés d'injustices et de lois trop amères .

Entends, Marianne, mes prières !
Ne laisse pas la révolte courir .
Je devrais la suivre et la soutenir .
Chasse le chaos et l'hiver !

Ne souillons pas notre drapeau
Du sang si noble de nos citoyens;
Que l'enfer ne soit qu'un flambeau lointain !
Faisons nous un destin plus beau !


Toi qui est terre d'espoir et de liberté,
Toi qui a vu tant de générations rêver ,
Laisse nous rêver d'un délicieux paradis
Loin du pouvoir intolérant de Sarkozy !

# Posté le vendredi 23 mai 2008 16:52

Luttons pour un monde meilleur ( X ) : Contre la junte birmane .

Luttons  pour un monde meilleur ( X ) : Contre la junte birmane .


Le cyclone est venu . Silencieux . Prévu par tous , ignoré de certains . Il est venu avec lenteur et avec douceur, il a murmuré des prières de mort dans des milliers d'oreilles . Il a happé des dizaines de vies détruites et inutiles . Il a mis fin à des milliers de souffrance , à ces milliers de vie qui vivaient sans plus aucune source d'espoirs .

Ecrasées par un pouvoir despotique, elles n'esperaient de la vie que la mort et le repos plein de quiétude qu'elle leur promettait . Et maintenant dans les rues des petits villages dévastées , ces milliers de corps sans vie flottent dans les flaques d'eau et pourrissent . Tantôt noyés dans les lacs, tantôt déchiquetés par les vents, tantôt abattus par des rochers , tantôt ensevelis sous des décombres .

C'est un paysage d'horreur qui s'offre aux petits yeux des survivants . Couverts de sang . Couvert de larmes qui ne sont pas les leurs . Nus . Démunis d'un abri, de quoi manger, de quoi survivre . Alors que pas très loin de là , la junte militaire mange à sa faim , se réchauffe , se surchauffe à son bon plaisir et laisse son misérable peuple crever la bouche ouverte et les mains tendues .

Les portes de la place forte sont fermées . Et les quelques surexcités n'en viennent pas à bout . Ils sont abattus du haut des remparts par les soldats ou arrêtés puis executés en exemples . Le peuple est effrayé et accepte son sort . Les maladies se déclarent . Les cadavres en décomposition, sources de maladies létales font leur oeuvre . Epidémies , morts ... encore des morts ... pleins de morts ... que des morts ! Plus un seul sourire , plus un seul remède .

Et les aides humanitaires sont refoulées aux frontières infranchissables du pays. Presque rien arrive . Quelques avions . Une goutte d'eau dans l'océan de la catastrophe . Une catastrophe malgérée par les autorités, terrorisées à l'idée de perdre leur pouvoir sur ce peuple à l'agonie . Des autoritées si despotiques qu'elles ont peur des retombées pour leur puissance si quelques humanitaires débarqueraient sur leur sol .

Alors, décidement aveuglé par leur pouvoir, elles regardent du haut de leur rempart s'éteindre un peuple innocent , touché par un déloyal cyclone et délaissé par un illégitime pouvoir . Un peuple qui accepte leur sort , se taisant pour le bien de leur famille, de leurs descendants ... des survivants . Et dans la souffrance , ce peuple torturé rejoint les morts qui se sont frayés un chemin vers la lumière ....

un chemin vers la paix .

# Posté le vendredi 09 mai 2008 08:19

Luttons pour un monde meilleur ( IX ) : Pour la défense de la cause animale ( 1 )

 Luttons pour un monde meilleur ( IX ) : Pour la défense de la cause animale ( 1 )
La corrida ..

Le stade antique, encore endormi la veille, rentre en effervescence . La foule remplie les rues allentours . On chante et l'on rit insouciant en marchant vers le temple de la fête . Il fait beau, le soleil est roi dans les cieux et fait transpirer le sable de l'arène .

Les gradins plongés dans l'ombre rafraichissante se remplie . Les enfants, aux couleurs catalanes , resplendissent de sourire et de beauté . Les parents leur expliquent le déroulement du combat avec admiration et impatience . Des noeuds rouges et jaunes volent au milieu des amas de poussière. Les hommes s'activent ; le vacarme grossit .

Lui , il est tranquillement allongé, dans le noir, dans la fraîcheur . Il mange sereinement et se désaltère . Il attend quelque chose qui ne vient pas . Il entend l'écho lointain du brouha des gradins . Il sent que l'on s'agite et s'excite autour de son abri . Les yeux rivés sur la faible lumière des interstices , il espère encore être libéré .

Le moment vient . Le loquet saute et la foule s'exclame et hurle autour de lui . Il est aveuglé par le soleil . Dans sa tête , défilent les images de son pré andalous et du bruissement de la petite rivière qui claquait sur les rochers . Il sent sur sa peau le vent attenuant le soleil implacable . Il se souvient de l'immensité de son espace .

Ici , tout est étroit : son espace est rétréci . Il n'y a plus de source d'eau aux torrents apaisants. Le sable est sec et le soleil monstrueux . Il s'agite ; son regarde se brouille . En face de lui , un fantôme mortel illuminé de reflets argentés et dorés . Que signifie cette mascarade ? Son abri reste clos malgré ses prières et le voila maintenant lâché dans le vide .

Il s'agite , s'agite et plus rien . Il comprend ce qui lui est réservé . Son sort est fixé . Il va devoir se battre et sans doute mourir pour amuser ces gens-là , insensibles . Son sort est fixé . Et sa chute sera acclamée et réjouira ces dizaines de personne aux envies cruelles . Il va devoir quitter ce monde, sans jamais revoir ses prés natals d'Andalousie .

Il se fatigue à courir , a essayer de fuit son destin, de retarder l'inéluctable. Mais il s'épuise et le spectre de la mort le retrouve sans cesse. La transpiration lui coule sur les yeux . Il tire la langue et ne voit pas d'eau , juste cette étendue déserte et ce clown qui amuse le public aliéné . Il sent la lame froide s'enfoncer entre ses omoplates , puis une seconde et une troisième .

Et le public applaudit et s'amuse . Ils se régalent de sa mort et au lieu de prier autour de cette tombe , éclatent de rire et se moquent . Il sent la terre se dérober sous ses pattes . Il s'effondre de douleurs et de fatigue . Ses yeux pleurent mais personne ne voit rien . Il souffre mais personne n'entend rien . Le sable est chaud sous lui et le réchauffe face à la mort . Elle arrive et le saisit .


................. Le silence est à son comble . Tout le monde retient son souffle . Le taureau ne bouge plus . Il est mort . Tout explose de joie . Les cris de jouissance retentissent . On enlève le corps , souriant à la mort . Aucune minute de silence . Aucun hommage ! On s'en fout ! Un second rentre en piste dans le sang de son frère . Il n'y a plus de justice dans l'arène . Neuf vies ont été dérobées dans le sable aujourd'hui et personne n'est jugé .

# Posté le lundi 05 mai 2008 12:53

Luttons pour un mon meilleur ( VIII ) : Contre la rareté de l'eau ...

Luttons pour un mon meilleur ( VIII ) : Contre la rareté de l'eau ...


Au beau milieu d'un désert , où le soleil accablait la terre de ses rayons , un enfant amaigri à l'extrême , est allongé à demi-mort , il bouge à peine et sa respiration est saccadée . Il est entrain de rêver. D'une mort digne , me direz-vous ? Non , la dignité n'est plus que poussière dans ses yeux presque clos . Il rêve de l'or bleu , qui le torture .

Il se voit sur un radeau , la peau caressée par le vent chaud, dans le Delta du Nil luxuriant et rafraîchissant . Il s'agenouille et sa main ride la surface de l'eau . Ses yeux débordent de flots et il ne peut s'empêcher de sourire bêtement. La vie semble belle ici dans les reflets aveuglants de cet or nécessaire . Et il saute de son frêle navire pour s'abreuver et étancher sa soif.

Il se retrouve sur les rivages du Gange, où les hommes, les femmes et les enfants s'affairent dans de vastes et amples tourbillons de tissu . Tout le monde se lave et se régénère . Il commence même à pleuvoir : les moissons . Le peuple indien bénit le ciel et la nature de leur donner autant d'eau . Les enfant sourient et sont en bonne santé . La terre est humide et fertile . Lui , assoifé et différent , essaye de se frayer un chemin jusqu'aux berges du fleuve sacré .

Mais il se retrouve dans un paysage gris . En face de lui, se tient une industrie, avec ses cheminées qui assombrissent les cieux , avec ses réseaux routiers qui désolent une nature meurtrie , et ses tuyaux qui polluent la terre et l'eau . La rivière, en contre bas , est insalubre , et sur ses flots obscurs , flottent de nombreux déchets chimiques et humains . Et tous les poissons, autrefoi vivants et nombreux , pourrissent et crèvent, asphyxiés par l'homme . En voyant ces eaux polluées , à Paris, à Tokyo ou a San Francisco, les yeux de l'enfant ont versé des larmes de désespoir . Et il essaye de comprendre ce peu respect pour l'eau et cette petite prise de conscience des gens aisés . Il tente de comprendre cette Injustice. Il se meurt et eux , ils gâchent .

Et moi aussi , j'essaye de les comprendre, ces gens qui trop bien nés, ne respectent ni l'homme , ni la planète et gaspillent la vie , sans aucune compassion pour ceux qui meurent la langue sèche . Ceux qui ne pensent pas aux enfants africains , asiatiques et sud américains qui passent leur vie à chercher la moindre flasque d'eau pour survivre quelques heures de plus sur cette terre curelle . J'essaye de comprendre ces gens sans aucune sympathie pour leurs frères différents mais bien rééls , qui se consument , asséchés par la cruauté de la vie .

Et dans les yeux de cet enfant , l'espoir a pris la fuite . Allongé , ventre à terre ,il lève la tête et voit l'Humanité vidait sa gourde devant lui .

# Posté le vendredi 02 mai 2008 14:58